mercredi 11 octobre 2017

TURQUIE : 100 JOURS DE DETENTION POUR 10 DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS : MOBILISONS-NOUS !




Le 6 juin 2017, le président d’Amnesty International Turquie, Taner Kiliç, a été arrêté à Izmir avec 22 autres avocats, accusés d’appartenir au mouvement de Fethullah Gülen. Il a été inculpé trois jours plus tard et il est actuellement dans l’attente de son procès. Alors qu’aucune preuve ne le relie, lui comme des milliers d’autres, aux accusations dont ils font l’objet, nous demandons sa libération immédiate. En s’attaquant à ce défenseur majeur des droits humains, le gouvernement turc poursuit sa politique de répression contre la société civile. 

Le mercredi 5 juillet, la police arrêtait de manière arbitraire dix personnes lors d’un séminaire à Istanbul : Idil Eser, directrice de la section turque d’Amnesty International, ainsi que sept autres défenseurs des droits humains et deux formateurs. Durant plus de 24 heures, ils ont été privés de contact avec leur famille ou avec un avocat, et personne ne savait où ils se trouvaient. 

Ce dimanche 9 octobre, le Parquet d’Istanbul a établi un acte d’accusation grossier à l’encontre de ces défenseurs des droits humains. Accusés de faire partie ou de soutenir une ou plusieurs organisations terroristes, ils risquent jusqu’à 15 ans de prison si ces accusations sont retenues par la Cour.

Idil Eser et les autres ne faisaient rien de répréhensible. Ils ont pourtant tous été inculpés de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ». Des accusations grotesques et scandaleuses.
 

Ce type d’attaque contre les défenseurs des droits humains devient de plus en plus courant. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan abuse de son pouvoir, et transforme délibérément le pays en un lieu hostile pour toutes les personnes qui défendent les droits humains.




Les autorités turques doivent abandonner l’ensemble des charges grotesques contre les 10 défenseurs et relâcher immédiatement les six placées en détention provisoire.





Les 6 défenseurs incarcérés sont : İdil Eser (Amnesty International), Günal Kurşun (Human Rights Agenda Association), Özlem Dalkıran (Citizens’ Assembly), Veli Acu (Human Rights Agenda Association) Ali Gharavi (consultant en stratégie informatique) et Peter Steudtner (formateur à la non-violence et à bien-être).

Les 4 défenseurs placés en liberté conditionnelle sont İlknur Üstün (Women's Coalition), Şeyhmus Özbekli (Rights Initiative), Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association) et Nalan Erkem (Citizens Assembly).

La campagne pour la libération de nos collègues et amis défenseurs des droits humains en Turquie est et sera une priorité de notre mouvement dans les mois à venir.  Elle a jusqu’à présent connu deux phases


  • Une phase intense de dénonciation et de mobilisation publique, pendant  tout le mois de juillet, avec des dizaines de rassemblements dans le monde - par exemple en Francedevant la Commission européenne à Bruxelles, au Conseil international d'Amnesty à Rome - et des centaines de milliers de signatures recueillies pour leur libération. Cette première phase visait aussi à faire en sorte que les autorités de nombreux pays demandent publiquement leur libération immédiate. Nous avons obtenu en quelques semaines des dizaines de déclarations des plus hautes autorités au niveau international.
  • Un travail de plaidoyer, entre août et septembre, auprès des autorités, essentiellement européennes, mais sans dénonciation publique offensive vis à vis des autorités turques. L’idée était de permettre des rencontres de haut niveau entre Salil Shetty, Secrétaire général d’Amnesty International, et les autorités turques, et en même temps de faire baisser le niveau d’hystérie à l’encontre des 10 d’Istanbul dans la presse turque pro-gouvernementale. Salil Shetty a ainsi pu rencontrer le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Justice turcs. Il a été autorisé de manière exceptionnelle à rendre visite à Idil Eser en prison ; c’était la première fois qu’elle recevait de la visite en détention depuis son arrestation.
  • En cette mi-octobre, nous repartons sur une phase de mobilisation publique plus offensive, qui se poursuivra aussi pendant la campagne « 10 jours pour signer » en décembre, et au-delà si nécessaire.

Le soir du 13 octobre marquera le 100ème jour de leur détention. Le jour suivant, Idil Eser devra fêter son anniversaire en prison. Mobilisons-nous pour demander leur libération.

REJOIGNEZ-NOUS A TOULOUSE
LE VENDREDI 13 OCTOBRE A 18 H 30
SQUARE CHARLES DE GAULLE, SORTIE DU M° CAPITOLE



VOUS POUVEZ AUSSI INTERPELLER LE MINISTRE DE LA JUSTICE TURC :

OU
(Ajouter nom et adresse, signer, affranchir à 1,30 €)






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