vendredi 23 décembre 2016

LES NATIONS UNIES A L’HEURE DES «ROBOTS TUEURS»




Les gouvernements réunis le 16 décembre à Genève se sont engagés en faveur d’un processus mondial de négociation pour traiter de l’enjeu d’une interdiction totale du développement, du transfert et de l’utilisation potentielle des « robots tueurs ».

Amnesty International et des organisations partenaires estiment qu’un nouveau traité international est nécessaire pour appréhender cette nouvelle technologie. Une fois activées, ces armes - également connues sous le nom de systèmes d’armes létales autonomes (SALA) - peuvent choisir, attaquer et tuer ou blesser des cibles humaines sans aucun contrôle d’une personne réelle. 

Une interdiction totale du développement, du déploiement et de l’utilisation des « robots tueurs » est la seule solution si les États ne veulent pas atteindre le point de non-retour où des machines auront le pouvoir de prendre des décisions de vie ou de mort dans des opérations de maintien de l’ordre ou des situations de guerre.

Adopter une approche « attentiste » serait trop risqué, et pourrait amener des États à investir davantage dans le développement de systèmes d'armes entièrement autonomes et aboutir à une prolifération rapide de ceux-ci dans une nouvelle course à l'armement.

Aussi c’est avec une immense satisfaction que la société civile a pris note de la création d’un groupe d’experts gouvernementaux, chargé d’entamer des discussions formelles en 2017. 

Ce groupe se réunira 10 jours durant au terme de deux sessions de travail. Une première fois du 24 au 28 avril et une seconde du 21 au 25 août. Il sera présidé par l’Inde et son ambassadeur Amandeep Singh Gill.
 
Amnesty International est membre de Campaign to Stop Killer Robots, qui a assisté à la Cinquième Conférence de révision de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC), qui s’est achevée le 16 décembre.

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Cette question des « robots tueurs » avait été débattue le 12 février 2016 dans le cadre d’un colloque organisé sur le thème « La robotique face au droit » par l'association des Juristes du Numérique de l’université Toulouse Capitole. 
Amnesty International avait été invité à présenter son approche.

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