dimanche 20 novembre 2016

ARABIE SAOUDITE : UN JEUNE DETENU RISQUE D’ETRE EXECUTE









Arrêté en février 2012 lorsqu'il avait 17 ans, Ali al Nimr a été condamné à mort en mai 2014 par le Tribunal pénal spécial de Djedda, instance très déficiente qui l'a déclaré coupable de 12 infractions, notamment de participation à des manifestations contre le gouvernement, d'attaque à l'encontre des forces de sécurité.

Les aveux utilisés pour le condamner ont très certainement été extorqués sous la torture et sa mère a déclaré à Amnesty International qu'elle a remarqué « des blessures et des hématomes » sur son corps lorsqu'elle lui a rendu visite en prison et qu'il était visiblement frêle et faible.



La Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1959  que l’Arabie saoudite est tenue de respecter, indique clairement que la peine de mort ne peut être prononcée pour des infractions commises par des personnes mineures. 

La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant et il n’existe aucune preuve qu’elle ait un effet dissuasif sur la criminalité. Son utilisation dans le but de punir une personne qui était mineure au moment des faits qu’on lui reproche est une violation flagrante du droit international.

Merci de votre soutien si précieux.
Sylvie Brigot-Vilain
Directrice générale d'Amnesty International
France




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