jeudi 9 juin 2016

AMNESTY INTERNATIONAL AU FESTIVAL RESISTANCES A FOIX LES 8, 11 ET 12 JUILLET




Le festival s'est donné comme objectif de promouvoir un cinéma rarement diffusé sur les écrans, pour créer un salutaire étonnement, faire connaître d'autres regards et d'autres cinéastes que ceux du prêt-à-penser habituel. Avec 4 thèmes, un zoom géographique, des avant-premières, un programme spécial jeunes, des invités, des concerts, des expos et des débats, Résistances vous promet 9 jours de rencontres et de découvertes autour du 7ème art.


Amnesty International fera l'ouverture du festival vendredi 8 juillet avec le film « Fuoccoammare », documentaire  de l’Italien Gianfranco ROSI sur les drames des migrants à Lampedusa, qui a obtenu l’Ours d’Or au festival de Berlin 2016 et Prix Amnesty International.

La projection sera suivie d’un débat animé par Claire BAILLY, relais Réfugiés d’Amnesty International Midi-Pyrénées.




Pour « Fuocoammare », Gianfranco ROSI s’est immergé plusieurs mois sur l'île italienne, frontière hautement symbolique de l'Europe, traversée ces 20 dernières années par des milliers de migrants en quête de liberté.
Il raconte le quotidien des milliers de migrants y arrivant par bateau dans des conditions catastrophiques, dont beaucoup perdent la vie.

Brut, sans voix off ni commentaire, le film raconte en parallèle le quotidien d'habitants de Lampedusa - un garçon de 12 ans, Samuele, sa famille, un pêcheur d'oursins ou le médecin Pietro BARTOLO, qui porte secours à des migrants à Lampedusa depuis les années 90 - et celui de ces migrants.

Gianfranco ROSI a accompagné les garde-côtes secourant des bateaux en détresse, après avoir reçu des appels à l'aide par radio. Portant masques et combinaisons blanches, ils évacuent un à un les réfugiés de bateaux bondés dont ils extirpent également des cadavres.

« J'ai vu tellement de choses horribles, épouvantables », a témoigné le docteur BARTOLO. « J'ai vu tellement d'enfants morts, de femmes enceintes mortes, de femmes qui ont été violée »", a-t-il ajouté. « J'en fais des cauchemars très souvent »..

« Parler de ces choses me fait mal à chaque fois (...), mais j'accepte parce que j'ai l'espoir qu'à travers ces témoignages, on pourra sensibiliser des personnes" à ce qui est "devenu un problème dramatique, de portée universelle », a-t-il encore dit.

Dans une scène particulièrement forte, le médecin décrit la déshydratation, la malnutrition, les graves brûlures dues à l'essence ou les états d'asphyxie dus aux émanations de moteurs dans lesquels se trouvent certaines des personnes qu'il doit secourir, ainsi que le difficile travail d'examen des cadavres repêchés en mer.

Amnesty international sera présent sur le site les vendredi 8, lundi 11 et mardi 12 juillet. Venez nous rencontrer !



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire