mardi 5 avril 2016

AVEC AMNESTY INTERNATIONAL, DENONCEZ LE TRAVAIL FORCÉ SUR LES CHANTIERS DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL AU QATAR




Pour accueillir la Coupe du Monde de football de 2022, le Qatar fait construire à tours de bras des infrastructures par des travailleurs migrants, en provenance d’Asie du Sud-est.

Les conditions de vie de ces migrants y sont désastreuses. Elles contrastent de manière choquante avec celles des footballeurs qui se retrouveront sur le terrain en 2022. Les multinationales qui travaillent sur place et les pays de leurs sièges ne doivent plus faire l’autruche.


LA LISTE DES ABUS SUBIS PAR LA  PLUPART DES TRAVAILLEURS EST ACCABLANTE : 



  • logements sordides surpeuplés ;
  • versement de sommes considérables à des recruteurs dans leur pays d’origine pour obtenir un travail au Qatar ; 
  • tromperie quant à la rémunération ou au type de travail offerts ;
  • non-versement ou paiement en retard des salaires 
  • non délivrance de permis de séjour par des employeurs, ce qui fait courir le risque aux migrants d'être arrêtés et expulsés en tant que « fugueurs » ; 
  • des employeurs confisquent les passeports des travailleurs et ne leur donnent pas de permis de sortie du territoire.



S’ils se plaignent de ces conditions, les travailleurs sont menacés par leurs employeurs. 
De telles pratiques constituent une forme de travail forcé aux termes du droit international.




CARTON ROUGE POUR LA FIFA

La FIFA est le commanditaire principal des installations construites en ce moment au Qatar. En ce sens, elle a une vraie responsabilité et doit traiter en priorité la question de l’exploitation des travailleurs migrants. Elle se doit de demander aux autorités de mettre en œuvre des réformes cohérentes afin de protéger les droits des travailleurs.

Or, elle n’a pas mis en place les mesures pour s’assurer que les constructions ne seraient pas entachées d’abus des travailleurs migrants. Et les réponses données à notre rapport ont été décevantes : au lieu d’expliquer ce qu’elle a mis en œuvre, elle se contente de décrire les actions menées uniquement par le comité suprême. 

Les sponsors de la FIFA, tels qu’Adidas, Coca-Cola et McDonald’s doivent faire pression sur elle et s’occuper de la question des conditions de travail des travailleurs migrants au Qatar. Il est temps que les dirigeants du football dénoncent publiquement ces abus et arrêtent de faire l’autruche 

Ce type d’abus a pourtant été largement documenté depuis 2010. Mais, la situation change peu ou pas. Et la FIFA ne fait pas grand-chose pour y remédier. 

 AGISSEZ !



Pour en savoir plus : http://www.amnesty.fr/qatar


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